Lexique du climat

Retrouvez ici tous les termes qui vous permettront de mieux comprendre la transition écologique et énergétique ainsi que l'explication des phénomènes climatiques liés.

Transition énergétique

Désigne l’ensemble des actions entreprises pour limiter la consommation d’énergie tout en favorisant l’utilisation d’énergies renouvelables (panneaux solaires ou photovoltaïques, éoliennes, barrages hydro-électriques, biogaz...).


Pollution atmosphérique

Désigne à la fois les polluants et les gaz contribuant au réchauffement de l’atmosphère (gaz à effet de serre).


Précarité énergétique

Désigne les difficultés de certains ménages à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de leurs besoins élémentaires (chauffage, éclairage, cuisine, appareils électroniques...).


Effet de serre

Il s’agit d’un phénomène naturel dû à la présence de l’atmosphère, analogue à ce qui se passe par exemple dans une serre agricole mais à l’échelle de la planète. Certains gaz, notamment rejetés par les activités humaines comme le dioxyde de carbone (CO2) ou le méthane (CH4) contribuent à accentuer cet effet de serre : c’est notamment cela qui est à l’origine du réchauffement de la Terre.


Energies fossiles & renouvelables

Les énergies fossiles désignent la famille d’énergies obtenues à partir de sources dont la quantité est limitée : charbon, pétrole ou gaz naturel. Pour ces énergies, il existe donc une date, plus ou moins lointaine, où il ne sera plus possible de les utiliser. Les énergies renouvelables, au contraire, sont obtenues à partir de sources ne disparaissant pas : le vent, l’eau, la lumière (du soleil). Il est ainsi possible d’exploiter ces sources indéfiniment.


Le climat et la météo

La météo s’intéresse aux phénomènes atmosphériques immédiats jusqu’à une 10aine de jours, « aujourd’hui il fait particulièrement beau, tandis que le climat observe ces caractéristiques sur au moins 30 ans, « dans le Luberon, l’été est souvent sec ».


Changement climatique

Expression désignant les variations des paramètres climatiques (précipitation, température) à l’échelle planétaire au cours du temps. La température moyenne à la surface de la Terre est en forte augmentation depuis la fin du 19e siècle. En 2014, les experts estimaient à plus de 95%, la probabilité que cette augmentation soit due aux activités humaines.


Empreinte carbone

Il s’agit de la mesure du volume de dioxyde de carbone (CO2) émis dans l’atmosphère et résultant d’une activité : se déplacer en voiture, acheter des vêtements, allumer une lumière... L’un des objectifs du Plan Climat est de réduire l’empreinte carbone de nos activités, à l’échelle individuelle et du territoire par l’utilisation d’énergies renouvelable plutôt que fossiles.


Stockage carbone

Le carbone peut prendre différentes formes (solide ou gazeux...). On retrouve ainsi le carbone dans le sol, sous forme de matière organique, dans le bois, sous forme de lignine ou dans l’air sous forme de dioxyde de carbone (CO2) ou de méthane (CH4). « Stocker » du carbone consiste à piéger dans le sol ou dans le bois (processus naturel) celui qu’on retrouve dans l’atmosphère (forme gazeuse...). Un arbre qui grandit stocke dans son tronc de plus en plus de carbone et le bois de votre table à manger stocke aussi du carbone ! Tout le défi du stockage du carbone est d’être en constante augmentation pour réduire ou compenser une partie de celui qui est émis à cause de nos activités.


Sobriété & efficacité énergétique

Il s’agit des deux aspects principaux dans la maitrise de la consommation de l’énergie. La sobriété consiste à ne pas utiliser l’énergie dont nous n’avons pas besoin : « J’éteins la lumière lorsque je quitte une pièce ou je baisse le thermostat de ma chaudière de 20° à 19° ». L’efficacité consiste à utiliser au mieux l’énergie : « Je change mes lampes à halogènes par des LED ou je réalise l’isolation de mes combles ». La sobriété et l’efficacité constituent deux piliers fondamentaux dans la transition énergétique et notamment dans le PCAET de la CCPAL qui reprend en partie les scénarios de l’Institut NégaWatt. Pour aller plus loin : https://negawatt.org/


Albédo

Il s’agit d’une valeur sans unité, variant de 0 à 1, correspondant au rapport entre l’énergie solaire réfléchie par la Terre et l’énergie qui nous parvient du Soleil. Lorsque l’albédo est proche de 0, cela signifie que la surface absorbe la plupart du rayonnement (bitume ou roche sombre). A l’inverse, lorsqu’il est proche de 1, la majorité du rayonnement est directement réémis vers l’espace (neige ou glace). L’albédo moyen de terrestre est de 0.3, cela signifie qu’environ 30% du rayonnement solaire est renvoyé directement. L’exemple de la banquise : la glace a un albédo relativement fort (environ 0.6), tandis que les surfaces en eau ont un albédo très faible (< 0.1). Plus la banquise fond, plus l’albédo moyen terrestre baisse et donc plus le rayonnement est absorbé par la Terre, conduisant à un réchauffement qui fait à son tour fondre la banquise. C’est ce que l’on appelle une boucle de rétroaction positive (processus qui s’entretient), mais cela n’est ni positif pour le climat, ni pour l’équilibre des océans, ni pour la faune, tous dépendants de ces écosystèmes glaciaires.


Mobilités actives & autosolisme

Les mobilités actives (ou mobilités douces) désignent tous les modes de déplacement qui n’ont pas recours à une énergie autre que celle du corps humain. On peut alors citer la marche à pied, le vélo (classique ou à assistance électrique), les rollers, la trottinette, etc. Ces types de mobilités sont plébiscités au sein du PCAET afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de polluants atmosphériques et de nuisances sonores liées à nos déplacements. Ils participent également à créer un cadre de vie plus agréable en réallouant l’espace public accaparé par la voiture (voirie et parkings) à des espaces de sociabilité et de vie. Cela contribue également à la dynamisation du commerce de proximité. L’autosolisme, contraction du terme « automobile » et de « solisme » (dérivé de soliste, en solo), désigne l’action de conduire un véhicule motorisé en étant seul à bord. L’autosolisme est un grand consommateur d’espace : la voirie et le stationnement automobiles représentent jusqu’à 80% de l’espace public en ville, c’est autant de superficie qui n’est pas valorisé. Dans le PCAET, nous proposons plusieurs actions afin de réduire l’autosolisme : le développement du vélo, la promotion du co-voiturage et des transports publics pour les particuliers et les entreprises, l’auto-partage, etc.


Atténuation & Adaptation

Le changement climatique est un sujet complexe qui touche à de nombreuses thématiques (agriculture, transports, énergies, déchets, habitat, aménagement, forêt, etc.). Le PCAET aborde ce sujet avec un axe énergétique puisqu’il s’agit d’une des principales causes des changements climatiques que l’on observe et qu’il s’agit donc d’un levier important pour agir. L’atténuation consiste à réduire, pas des processus naturels ou des moyens technologiques, nos émissions de gaz à effet de serre (comme le CO2) dans l’atmosphère et à stocker du carbone afin de limiter l’effet de serre d’origine anthropique. Exemple : Utiliser le vélo plutôt que la voiture = baisse d’émission de CO2 (c’est aussi de l’adaptation !) L’adaptation concerne la réduction des risques et des impacts des effets néfastes du changement climatique (canicules, inondations, sécheresse, etc.). Comme dans le cadre de l’atténuation, l’adaptation peut s’appuyer sur le fonctionnement des milieux naturels ou sur des solutions techniques ou technologiques. Exemple : Rénover sa maison pour avoir plus chaud l’hiver et plus frais l’été (c’est aussi de l’atténuation !) Ces deux aspects de la lutte contre le changement climatique sont complémentaires et souvent indissociables. Notons que les écosystèmes fournissent des services écologiques qui aident les sociétés humaines à se protéger face aux conséquences climatiques. On estime à l’heure actuelle que les écosystèmes naturels absorbent chaque année près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines. L’autre moitié amplifiant l’effet de serre, en partie responsable du changement climatique.


Circuits courts & circuits locaux/ de proximité

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les circuits courts ne sont pas forcément locaux / de proximité et les circuits locaux / de proximité pas forcément courts. Explications. Les circuits courts se caractérisent par un nombre restreint d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Généralement, on qualifie de circuit court, un circuit de distribution faisant intervenir un intermédiaire maximum entre le producteur et le consommateur. Les circuits locaux/de proximité, eux, se caractérisent par la distance entre le lieu de production et le lieu de vente. Cette distance peut varier de quelques kilomètres à plus d’une centaine de kilomètres. Ainsi, on peut imaginer des circuits courts non locaux ou des circuits locaux/de proximité non courts. L’un des enjeux de l’action n°20 « Développer les actions autour du Plan Alimentaire Territorial (PAT) » est de favoriser les circuits courts et locaux/de proximité sur le territoire, relocaliser la production alimentaire, lutter contre le gaspillage alimentaire et donner accès à une alimentation de qualité à toutes et tous.


Ilots de chaleur & ilots de fraicheur urbains

L’ilot de chaleur urbain fait référence à un phénomène d'élévation de température localisée en milieu urbain par rapport aux zones rurales voisines. Ces îlots thermiques sont des microclimats artificiels provoqués par les activités humaines (centrales énergétiques, échangeurs de chaleur...) et l'urbanisme (surfaces sombres et minérales qui absorbent la chaleur, comme le goudron avec un albédo faible). A l’inverse, l’ilot de fraicheur urbain fait référence au phénomène inverse. Les parc, jardins ou les zones urbaines moins denses permettent une atténuation de la chaleur et de son ressenti grâce à la présence de végétaux. L’une des raisons pour lesquelles les espaces végétalisés sont moins chaud que les espaces minéralisés est l’évapotranspiration des végétaux. De la même manière que le corps humain transpire pour se refroidir (l’évaporation de l’eau absorbe de la chaleur, c’est pour cela que l’on a froid en sortant de la douche), les végétaux perdent de l’eau pas évaporation et contribuent ainsi à diminuer la température de l’air ambiant, créant de l’humidité et un ilot de fraîcheur. Exemple : un chêne adulte peut évapotranspirer jusqu’à 1000 litres d’eau par jour, avec un effet rafraîchissant potentiellement plus important que l’ensemble des climatiseurs de la rue où il se situerait. L’action n°25 « Végétaliser les espaces urbanisés » vise à promouvoir l’émergence de projets de végétalisation afin de créer davantage de zones de fraicheur, qui est un des moyens de s’adapter aux changements climatiques et en particulier aux vagues de chaleur ou canicules.


mis à jour le 19/01/2022

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